Chaque année, le Salone del Mobile transforme Milan en immense terrain d’expression pour les créateurs du monde entier.
Cette 63e édition a particulièrement marqué par son atmosphère plus sculpturale et immersive avec davantage de jeux de matières, de formes plus sensibles et authentiques, nous évoquant comme un retour aux savoir-faire artisanaux.
Ce que l’on retient cette année c’est une envie de créer des objets qui racontent une histoire et nous font vivre une véritable expérience émotionnelle.
Retour en images sur nos coups de coeur.
La noblesse du geste : L’objet-matière
La Bonnetière Modulaire imaginée par Onno Adriaanse pour Dilmos a immédiatement attiré les regards. Ce cabinet en noyer baptisé Hedera réinterprète le meuble de rangement traditionnel avec une approche très architecturale. Son allure presque monastique contraste avec la chaleur du bois et la finesse des détails.
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Chez Armani Casa, la table de jeu Borgonuovo a incarné l’élégance italienne dans ce qu’elle a de plus sophistiqué. Réalisée en ébène, cuir et laiton satiné, avec un plateau d’échecs rotatif, elle brouille la frontière entre mobilier et objet de collection.
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Le travail d’Issey Miyake autour du papier plissé a lui aussi profondément marqué cette édition. Les assises et objets réalisés à partir de papier recyclé compressé semblaient à la fois extrêmement fragiles et monumentaux, dans une approche très poétique du design durable.
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La présence sculpturale : Le meuble-architecture
Parmi les pièces les plus photographiées, la bibliothèque tournante présentée par Poltrona Frau a connu un véritable succès. À mi-chemin entre mobilier fonctionnel et sculpture cinétique, elle résume parfaitement cette tendance du meuble pensé comme une présence architecturale dans l’espace.
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Les cubes luminescents de la lampe On the Rocks, dessinés par Peter Marino pour Venini, ont quant à eux marqué les esprits par leur dualité radicale. En associant la pureté texturée du verre de Murano à la force brute du marbre, cette pièce dépasse sa fonction de luminaire pour s'imposer comme une sculpture minérale et lumineuse.
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La mise en scène : L’immersion et l’expérience
L’une des installations les plus commentées du salon reste sans doute la librairie éphémère imaginée par Jil Sander et Apartamento. Minimaliste, silencieuse et presque cinématographique, elle proposait une vision très sensible du design intérieur à travers les livres, les matières et la mise en espace.
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Parmi les immanquables figure aussi Disco Aperitivo, l’univers coloré et ludique imaginé par Sophie Lou Jacobsen. Entre verre soufflé, transparence et références aux années 70, l’installation apportait une énergie beaucoup plus festive au milieu des scénographies très contemplatives du salon.
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L’installation Kentucky, Paris: An American Private Room imaginée par Yves Salomon Éditions avec Michael Bargo proposait quant à elle un intérieur feutré, presque nostalgique, mélangeant influences américaines et sophistication parisienne dans une ambiance très collectionneur.
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USM, en collaboration avec le studio Snøhetta, a surpris avec une installation multisensorielle beaucoup plus immersive. Lumière, son, matière et modularité se répondaient dans un espace pensé comme une expérience complète plutôt qu’un simple stand de mobilier.
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